Du collectif au totalitarisme

base sous marine 
Ça fait longtemps que je n’ai pas parlé de totalitarisme ici. A croire que l’omniprésence du sujet dans l’actualité m’en a passé l’envie.

Il faut cependant reconnaître que la fabrique des « collectifs » bat son plein ces dernières années. Notre société un peu trop individualiste et compétitive le favorise à force d’oublier qu’un peu de solidarité et de lien social ne font pas de mal. L’interdépendance n’est pas une notion si abstraite au fond.

La création de collectifs n’est pas négative en soit, d’autant que le nous  solidaire aide à la révolte et à la résilience.

Par contre, dans une société en perte de repères, atomisée, comme décrite par Annah  Arendt , disloquée tant vis à vis de ses instances représentatives que structurelles le risque d’incorporation du « je » dans un « nous » fondateur est bel et bien présent.

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Entre les objets : l’espace

Cette photo, comment la trouvez-vous?

Belle? Moche?

Un paysage un peu trop bétonné pour un lever de soleil ou une image de modernité ?

Quelle perspective ?

Des immeubles naissants ou un champ de ruine en devenir?

Pas d’idée arrêtée peut-être ?

Quel est votre ressenti face aux couleurs, aux objets : quelles émotions, quelles sensations ? Y en a il ?

Avez-vous remarqué qu’entre les objets présents dans le champ visuel (photo), il y a de l’espace ?

 

Les objets présents dans cette image : immeubles, autos, couleurs, lumière sont autant d’informations visuelles qui peuvent nous accaparer comme le font parfois les phénomènes mentaux avec notre champ de conscience.

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Entre compassion et relience : là-bas

« There is a field. I’ll meet you there. When the soul lies down in that grass, the world is too full to talk about. Ideas, langage, even the phrase « each other » doesn ´t make any sense »

Rumi

Là-bas

 

Bien qu’il soit possible de débattre de l’exactitude de cette citation, je préfère m’intéresser à l’idée qu’elle véhicule.

A cet espace au-delà des préjugés, des idées et de la notion même de langage où les êtres peuvent se rencontrer vraiment. Bien que la vision de Rumi soit clairement mystique, il est possible de la transposer à nos sociétés occidentales et laïques . D’une part, l’espace en question peut se situer dans le champ méditatif et d’autre part la notion d’amour est humainement accessible à tous en dehors d’une quelconque connotation religieuse.

C’est ici que le mental se réveille !

Je le vois d’ici. Votre petit tyran bien campé sur ses pattes arrières. Il est au taquet, prêt à jauger, à juger chaque mot que je vais écrire, chaque phrase, un peu comme il vous juge souvent. Prêt à comparer nos idées respectives, étiqueter, critiquer,  allant même jusqu’à séparer le bon grain de l’ivraie. Je le vois d’ici car le mien est capable de faire pareil …  

Alors, on se calme le mental

Il est parfois un peu fatiguant ce mental, avec toutes ses petites pensées alambiquées, imbriquées intriquées, parfois étriquées. Quel enfermement !

Je me dis que ce serait sympa de le débrancher de temps en temps. Mais je ne trouve pas la prise, je cherche pourtant …

Le mental n’est pas la clé vers cet espace dont parle Rumi 

Et bien non. Au risque de blesser notre bel intellect, il n’est pas en mesure de tout résoudre. Surtout lorsqu’il s’agit d’être connecté à l’autre.

Qu’en est-il des émotions ?

Vous avez  remarqué?  Cette  manière dont nous sommes parfois mal à l’aise face à une personne ou un groupe. Souvent simplement parce que nous ressentons une réaction émotionnelle (sous-tendue par des pensées automatiques) et avec elle son cortège de pensées conscientes d’étiquetages et de jugements. Par exemple quelle émotion  face à ma diatribe au sujet de votre petit tyran mental jaugeant mes textes?

Ça ne donne pas forcément  envie de me connaître…. 😉

Avez-vous remarqué que, dans ces cas là nous attribuons aisément le malaise à l’autre (ou aux autres?) .. pas à nous…. Et pourtant, sa cause est intérieure 

 

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