La farandole


Je laisse les mots venir à moi

Jamais, je ne vais les chercher

Ils sont là depuis toujours

Et parfois, ils se bousculent, pressés d’exister quitte à causer pour ne rien dire

Ils expriment parfois le lourd, le sanglant comme autant de mots assassins

Mais ils peuvent avoir la légèreté d’une plume d’hirondelle lorsqu’ils se font mots d’amour

Les mots se savent investis de manière insensée. Pauvres assemblages de lettre qui, si mal interprétés, déclenchent des guerres

Les mots de mes confidences chuchotées sont de doux amis caressants ; alors qu’entrecoupés de pleurs les mêmes deviennent mes pires ennemis

Pauvres assemblages de lettres ployant sous tout le poids de la misère humaine, pour être l’instant d’après propulsés au milieu d’éclats de rire

Les mots ne connaissent pas la paix, pris en tenaille ils nous titillent, nous émoustillent ou nous chagrinent. Plus rarement, une pâle indifférence leur fait ombrage.

Toujours prêts pour un charivari, les mots dansent une folle farandole dont le sens se perd à mesure qu’elle s’étiole

Les mots s’oublient et s’entrechoquent. Ils finissent par n’être plus que décor. Toile de maître ou paysage sonore. Décor plein ou page qui sonne creux. De simples mots au bout d’un pinceau.

Publié par cecile330

Bonjour Merci d'avoir visité ce blog. Il est le reflet d’une période. Peu de choses personnelles pour beaucoup d’exercices imposés. Ne perdez donc pas trop de temps ici, l’essentiel est ailleurs 😉

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