Sur le vif


 

J’ai assisté à une lecture ce soir, je n’ai rien dit car j’ai détesté. Non pas le lecteur, ni même le texte,  joliment écrit, fait de mot simples et choisis à la pureté absolue.


J’ai détesté ce qu’il m’apportait de toi, de cette déchéance humaine qui fut la tienne, de cette décrépitude sordide.

Ce risible non sens de nos existences

Insupportable d’entendre lire ce que tu aurais pu dire alors que le feu te consumait, absorbé que tu l’étais par ton propre anéantissement.

Impossible de supporter cette nausée, au bord de l’asphyxie. Cette lave qui montait en moi comme chaque fois ton souvenir.

Incapable de me représenter l’immensité de ta douleur ni même ce rien qui l’a effacée … Inepte

Inepte, cette terrifiante absurdité comme un étau sur ma poitrine, dilacérant mon cœur pourtant dur comme la pierre.

Une déchirure qui m’éloigne de moi, m’abandonnant exsangue et haletante, perdue dans les méandres d’un esprit qui ne se connaît plus, si proche de l’abime.

 

 

 

Publié par cecile330

Bonjour Merci d'avoir visité ce blog. Il est le reflet d’une période. Peu de choses personnelles pour beaucoup d’exercices imposés. Ne perdez donc pas trop de temps ici, l’essentiel est ailleurs 😉

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