Les femmes et Baudelaire


Baudelaire n’a quasiment écrit que par et pour les femmes. De sa souffrance, de sa haine et de son dégoût sont nées ses plus belles œuvres. Il reste sur le papier, l’image de cette fascination morbide qu’avait Charles Baudelaire pour la gent féminine.
Comme une sorte d’impression argentique de celles dont il est venu, dont il a joui et dont il est finalement mort pour avoir contracté la syphilis.

Ironie du sort que ce destin crée, façonné   puis  brisé par celles qu’il estimait être  ses inférieures.

A moins que d’emblée,  il ait eu un peu peur de toutes ces femmes là, incapable alors de les aimer vraiment, se contentant de les percevoir comme d’étranges objets.

En triste sire, Baudelaire a laissé  sa mélancolie étreindre ses écrits.
La mort y côtoyait la fange dans le giron de ses prostituees vénérées. Le spleen l’a conduit  vers de putrides élucubrations dont la lubricité a amené  la censure. Il n’a  pourtant pas oublié de transformer les fières amazones qui le chevauchaient en squelette, mais rien n’y faisait dans les années 1800.

Baudelaire l’a souvent écrit, il se vivait comme étant tout et son contraire.

Autant il se perdait dans les miasmes de la chair et du diable qui était  en lui, autant il aspirait  à un idéal quasi divin. Ce dernier semblait  lointain, perdu dans les paradis artificiels, inaccessible au milieu des nuages, dans de lointaines contrées où tout n’était que « luxe calme et volupté »,  à peine reflété par le regard humide d’une amante sur le point d’être délaissée.

Baudelaire a souffert, et nous a laissé une œuvre magnifique. Il était également un homme de son époque, particulièrement tortueux, soignant les maux de son âme par le recours à l’absinthe. Très misogyne, il voyait les femmes comme d’étranges  animaux  à peine dotés d’intelligence.
En cela, il est le reflet de son époque, son œuvre l’est également et elle ne peut être lue qu’au travers du contexte de l’auteur.

J’ai grandi avec les fleurs du mal, et avec les autres textes de Baudelaire. Ils ont accompagné ma scolarité primaire  avec les livres de Zola, de Flaubert, de Camus, Gide et Sartre . Ma mère trouvait qu’il fallait laisser les filles lire alors j’ai lu, ça et bien d’autres choses

Avait-elle raison?  Je n’en sais rien

Je sais par contre que les hommes patriarcaux comme Baudelaire n’ont plus vocation vocation à être en 2020 mais il me semble en croiser parfois

Ai-je raison? je ne sais pas.

Lorsque je me pose la question, je repense à ma mère, et je me dis que finalement, oui les filles doivent lire. Encore et encore

Je rectifie : elles devraient pouvoir lire, 63 % des analphabètes dans le monde sont des femmes.

Aujourd’hui nous sommes le 8 mars 2020, nous devons  nous tenir debout car le chemin est encore long

#generationequality

#traitedepekin

#journeeinternationaledesfemmes

 

 

Publié par cecile330

Bonjour Merci d'avoir visité ce blog. Il est le reflet d’une période. Peu de choses personnelles pour beaucoup d’exercices imposés. Ne perdez donc pas trop de temps ici, l’essentiel est ailleurs 😉

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