La compassion peut-être, mais l’authenticité avant tout


Douter, critiquer : conserver un espace de discernement 

Il faut parfois revenir aux sources . Et chez moi, les sources sont : le doute, la critique de ce « qui est censé être »et l’évitement absolu de toute forme de pensée unique.

Un chemin vers l’estime de soi et le discernement

Du coup, en ce moment…

Et bien en ce moment, j’ai des migraines à force d’entendre parler de bienveillance et de compassion.

Non que je sois contre le concept, bien au contraire.

De mon point de vue : le manque d’estime de soi générateur de comparaison à l’autre, de compétition, d’agressivité , de jugements acerbes envers soi et les autres sont autant de flétrissures qui croupissent l’air du temps. Et finalement ça finit par puer sévèrement tout ça.

A ce stade, je doute que parfumer l’ensemble à l’eau de rose ou à la bergamote améliore quoi que ce soit. Sauf à donner un côté un peu désuet à l’ensemble.
Le socle est trop vicié. Et lorsque les fondations d’une maison sont  rongées aux mites, ce n’est pas un simple glaçage à la meringue qui évite l’effondrement.

C’est bien trop superficiel, les mots peuvent être très superficiels. D’autant qu’ils ont parfois un goût inauthentique. Et c’est bien là que le bât blesse.

Lorsque l’inauthenticité s’en prend aux fondements mêmes de la compassion

Comprenons-nous bien : la bienveillance, la compassion, j’adore ça. Mais encore faut-il que l’affaire soit un minimum authentique.

Le concept est à la mode ça peut indisposer, mais d’un autre côté l’effet de groupe peut limiter le discernement et la critique conceptuelle.

Partons du principe qu’au niveau individuel bienveillance et compassion ont leur utilité. Elles permettent de s’accepter en tant qu’individu imparfait, et donc, d’accueillir  l’autre dans son entièreté, son altérité. On peut imaginer qu’elles puissent ainsi favoriser l’harmonie, la solidarité voire autoriser l’idée d’interdépendance. Ces éléments étant de nature à favoriser la paix si le contexte s’y prête pourquoi pas.

Il n’est déjà pas sûr qu’au plan géo politique le concept ne finisse pas par être contre productif. Mais ce n’est pas le sujet.

Pour en revenir à l’individu. Qu’advient-il de tout ce que nous venons d’envisager si la compassion est feinte. Si elle devient une simple stratégie (voire un modus operandi) pour un énergumène (plus ou moins malfaisant) qui aurait le souhait de « tordre » un groupe, de le  plier à sa volonté.

Et oui! Quoi de tel que la pression morale pour haranguer les foules. L’air de rien, l’individu faussement compassionnel peut induire des comportements chez autrui, générant des élans d’empathie, de compassion par effet de masse.

Comportements parfois totalement divergents de la voie que nous aurions choisie si nous n’avions pas croisé le malotru.

La compassion comme technique de manipulation

Des comme ça vous en avez déjà rencontré. Souvent dans le domaine politique, parfois ailleurs. Pensez aux « images  chocs » dans les journaux, aux pétitions bien senties sur de terribles sujets, aux « scandales«  partant d’un fait divers dont on fait une généralité, aux drames dont on fait une loi réductrice de liberté   …

Fréquemment charismatiques, ces personnes à « l’empathie«  ciblée et sélective s’indignent haut et fort d’une situation, se drapant d’une posture de compassion ou de bienveillance et suscitant ainsi une compassion de masse quitte à avilir dénigrer ceux qui doutent : les vilains moutons noirs.

Soyons clair, ce type de personnage ne fait pas dans le sentiment. Premièrement, il ne ressent rien, il est dans la posture et deuxièmement, l’émotion suscitée chez l’autre (les autres) lui est juste utilitaire. Son moteur est de se valoriser : lui (ou elle) si désintéressé(e), si moral (e), fidèle, loyale, utile voire indispensable et il se voit « contraint » de dénigrer tout parasite inepte qui oserait le contrer, usant de culpabilisation à son égard : « comment oser face à une cause si juste, si noble  … ». Non mais, franchement !

Bref, ce type de manipulateur est un cynique menteur totalement inauthentique. Son intérêt est d’assoir son emprise en se jouant des sentiments, des émotions  qu’il génère et dont il a une excellente connaissance cognitive (exemple de l’empathie) sans pour autant les ressentir (ou si peu), ce qui lui facilite notablement la vie et lui donne un sévère avantage.

 

Qu’on le qualifie de manipulateur, de pervers ou de sociopathe compassionnel peu importe. Il feint la compassion pour la provoquer chez l’autre et modifier sa manière d’être. Sa principale caractéristique est une totale absence d’authenticité.

A un plus faible degré on retrouve certaines de ces caractéristiques chez les marchands du temple en recherche de gloire… et d’argent

 

Alors, la compassion et la bienveillance oui, mais avec discernement : « tant que l’autre est aussi authentique que je peux l’être »

 

 

 

Publié par cecile330

Bonjour Merci d'avoir visité ce blog. Il est le reflet d’une période. Peu de choses personnelles pour beaucoup d’exercices imposés. Ne perdez donc pas trop de temps ici, l’essentiel est ailleurs 😉

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