Une page blanche


La page blanche est parfois difficile à combler, les mots ne viennent pas.
Ou alors, ils viennent trop, se bousculent et se heurtent.

Difficile alors de les ordonner.

Conformes à l’époque, ils se désagrègent, perdent de leur sens et forment des arabesques sans queue ni tête. Vague esquisse de texte.

Mais la page blanche est avide. Elle réclame sa part d’encre. Elle veut être nourrie et voir les lettres se coucher sur elle.

Peu lui importent les signifiants, les signifiés, tout ça échappe à sa frivolité.

La page blanche veut seulement cesser d’être une coquille vide. Alors les mots se livrent à elle. Ils se succèdent, s’entremêlent emplissant chaque espace.

Le crissement du stylo sur le papier ressemble, à s’y méprendre, à un soupir d’aise. Laissant croire que la page blanche s’anime et vit un peu plus à chaque patte de mouche incrustée dans son vélin.

Le papier se fait sensuel à la manière d’une plage découverte par la mer alors que de fines courbes prennent forme en son sein.

Il évolue et se transforme laissant finalement apparaître un texte.
Un texte, comme un papillon🦋 inabouti mais décoratif, une forme de pensée inutile posée là, l’air de rien, en attendant le printemps

Publié par cecile330

Bonjour Merci d'avoir visité ce blog. Il est le reflet d’une période. Peu de choses personnelles pour beaucoup d’exercices imposés. Ne perdez donc pas trop de temps ici, l’essentiel est ailleurs 😉

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