Du rapport de force vers une communication assertive


  • Et si on parlait un peu de confiance en soi aujourd’hui. Parce que le manque de « self estim » est à l’origine d’un bon nombre de déséquilibres en matière de comportement social et de mode de communication.

L’assertivite peut être considérée comme étant la capacité d’exprimer ses émotions, ses sentiments et d’affirmer ses droits tout en étant capable de respecter les émotions, sentiments et droits d’autrui. Il s’agit donc de s’exprimer de manière claire et directe et honnête , sans se comporter de manière passive ou agressive….ouch! Premier couac, car ce n’est pas évident à faire, des fois qu’il y aurait un conflit a l’issue… On va peut-être éviter … Non, justement!

Bien qu’il nous arrive à tous de nous exprimer parfois de manière passive-agressive, l’idée est bien de lutter contre cette tendance (plus ou moins présente) … Bon un premier pas de fait. Reste à ne pas entrer dans un rapport de force qui viserait à « imposer ses émotions, sentiments, droits et besoins » à notre voisin. C’est ici que le concept de réciprocité entre en jeu. L’assertivite nécessite de reconnaître l’autre en le respectant, lui, ses émotions, ses sentiments, ses droits et ses besoins. Il s’agit d’équilibre, qu’un individu n’empiète pas sur un autre ou qu’un groupe « n’étouffe pas un individu ». Ce serait inapproprié. Bref, sans réciprocité, respect de soi et d’autrui le, déséquilibre, le rapport de force s’installent. Et c’est bien désagréable tout ça.

Une personne assertive est donc capable de dire oui ou non et d’assumer les conséquences de la réponse qu’elle donne. Elle est libre et pleinement consciente de l’être, elle envisage  l’autre comme un sujet, donc différent d’elle mais qui est son égal. Elle n’est pas agressive car elle respecte son interlocuteur et ne cherche pas à asseoir sa position en obtenant que ses « émotions, sentiments, droits et besoins » dominent  le tableau. Elle ne cherche pas à faire du mal à son interlocuteur, elle ne manipule pas pour arriver à ses fins, ne rabaisse pas, ne dénigre pas (à l’inverse d’un individu agressif). Elle tente simplement d’instaurer une relation équilibrée.

Le concept est difficile à appliquer dans une société individualiste comme la nôtre, centrée sur la compétitivité, la volonté de gagner coûte que coûte, d’avoir raison. L’agressivité y est souvent considérée comme un mal nécessaire. L’assertivite  est pourtant une compétence sociale plus appropriée aux relations interindividuelles et au bien-être des personnes particulièrement en période difficile. La réduction des tensions, le renforcement du tissu social qu’elle entraîne et son impact sur la santé des individus (apaisement des conflits internes, de l’anxiété) parlent d’eux même.

 

 

 

Une réflexion au sujet de « Du rapport de force vers une communication assertive »

  1. J’aime bien cet article.
    Je trouve qu’on est vraiment une société de passive-agressivité.
    On ne prône plus trop l’antagonisme assumé, il faut être ouvert d’esprit, etc., et d’un autre côté, l’individualisme arrive, comme vous le dites, à son paroxysme. Du coup je trouve qu’il y a beaucoup de frustration de tous les côtés, et une incapacité à communiquer sainement.

    Merci pour cet article!

    Aimé par 1 personne

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