Jours silencieux


Monochrome
Monochrome

Certains jours sont silencieux, cotonneux. Souvenir de ce qui aurait pu être, ils flottent dans un entre deux. Ils sont ce qu’il reste de tes habitudes après qu’elles se soient fracassées contre un mur d’absurdité. C’est déjà bien cette enveloppe un peu floue qui remplace la douleur brute ; ce n’est pas encore la vie, mais c’est déjà ça.

C’est que tu sens quand le bruit de fond s’estompe suffisamment pour laisser place à autre chose. Mais cette autre chose, tu ne sais plus ce que c’est. Alors, tu as peur, évidemment. Et puis, tu as peur de tout maintenant, même de toi, de ce que tu peux ressentir, faire, ou dire, alors tu le prolonges ce moment. Ce moment, en noir et blanc, juste avant que les émotions renaissent, fissurant ton cocon protecteur et rassurant. Cet instant suspendu entre hier et demain, juste avant que tu oses respirer à nouveau, respirer vraiment.

Tu hésites à te réveiller, coincé dans cet entre-deux monochrome, tu es anesthésié. Difficile de sauter dans un train en marche. En attendant, la vie passe, ta vie, celle des autres. Si tu regardes au bout du tunnel, tu ne verras que des couleurs, ça peut faire mal, un peu, mais pas tant que ça. Essaie, tu risques quoi? Le pire? tu connais déjà.

En couleur
En couleur

2 réflexions au sujet de « Jours silencieux »

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