Consommation quand tu nous tiens, ou pas : Jean Jacques Goldman


Et voilà, pour la sixième fois consécutive, Jean Jacques Goldman est la personnalité préférée des français selon le Top 50 Ifop-JDD. Le public français aime « les valeurs sûres » puisque le chanteur a débuté sa carrière il y a 35 ans. Son authenticité et la fiabilité de ses engagements en font une personne de confiance. Sa persévérance à défendre des causes nobles comme les resto du cœur rend l’identification facile, qui ne se retrouve pas en lui ou ne voudrait pas lui ressembler…un peu. People sans l’être, Goldman est un homme discret, il a su tout au long de sa carrière discerner le domaine privé du domaine public. Evitant la confusion des genres, il donne une image plutôt consensuelle et permet à chacun de transposer son imaginaire en créant le Jean Jacques dont il est fan.

Si l’on s’en tient à son répertoire, on imagine une personne bienveillante sans être naïve et un chanteur engagé, à distance de la société de consommation, avec des rêves plein la tête.

Sa musique, ses textes ont marqué mon adolescence puis ma vie de jeune adulte. Certains sont, à mon avis encore très actuels. A une période où d’aucun rage sur l’interdiction des manifestations en marge de la COP-21 alors que les marchés de Noël battaient leur plein, un petit rappel est utile. Il est possible de penser que le message du gouvernement était : « consommez et laissez-nous tranquille ». A ce compte là, la société de consommation remplit ce rôle « d’opium du peuple » depuis quelques décennies.

Une autre hypothèse serait de se dire que les marchés de Noël font partie de nos traditions et qu’il n’était pas question de les annuler du fait de la menace terroriste. J’imagine les gros titres des journaux si aucun marché de Noël ne s’était tenu, terrible! En bref, dans ces cas là : quoi que l’on fasse, on a pas bon.

Mais revenons-en à la consommation, et à Goldman qui a largement « fait son beurre », oui tout de même, avec l’album chansons pour les pieds sorti en novembre 2001. Celui-ci fut double disque de platine en 2001 et disque de diamant en 2002. Un des titres de l’album  « les choses » a inspiré ce post.

Le texte, distancié et cynique aborde les objets de consommation comme un puit sans fond. Représenté par la faille narcissique dans lequel se noie l’acheteur et qu’il tente désespérément de combler par des possessions. Il ne pense plus, mais possède, donc il est. Le chanteur évoque ainsi les vêtements, les marques, les voitures, et bien sûr « une femme objet qui présente bien ». A sa manière décalée, il évoque en s’en détachant les affres qui minent notre société de consommation et la manière dont nous existons par l’avoir (extérieur) plutôt que par l’être (structure), et le manque d’estime de soi que cela convoque.

Donc pour conclure, si résolution 2016 il devait y avoir, se serait d’inverser cette tendance !

Dur avec les soldes qui arrivent, je sais bien…

Quelques outils pour résister en cas d’envie brutale d’ACHETER

-sortir sans carte bleue, chéquier

-se remettre à la lecture ou séance de running (c’est selon)

Traitement de fond

-mantra : les choses, à lire ou à écouter chaque jour parce que NON, au fond vous n’êtes pas complètement conditionné.

paroles de la chanson les choses cliquez ici

-choisir un lieu apaisant, une belle image où vous imaginer plutôt qu’en train d’acheter un truc dont vous n’avez pas vraiment besoin.

du sable à perte de vue (c) cdo
du sable à perte de vue (c) cdo

2 réflexions au sujet de « Consommation quand tu nous tiens, ou pas : Jean Jacques Goldman »

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