Sexisme au travail


Premiers jours de soleil, le printemps approche et c’est très agréable. On repense aux terrasses de café, aux ballades et pourquoi pas aux vacances d’été. Bref, l’espoir renait. Ah mais non, je n’écris pas du tout le bon texte.

Nous sommes à la période de la journée de la femme, il y a donc des sujets très sérieux à aborder. Rassurez-vous messieurs, le reste de l’année ces dames continueront à supporter en silence. A moins qu’un jour une prise de conscience? Donc, non je ne regrette pas que l’on parle du sexisme au travail, simplement chaque année des articles abordent le sujet, comme un éternel recommencement. Alors, on parle…

La plupart des journaux titrent aujourd’hui sur le sexisme au travail après un rapport remis au ministre de la Santé. Alors bien sûr, nous sommes nombreuses à avoir connu de telles situations. Face à un collègue, votre égal, l’humiliation d’être appelée « ma petite » au décours d’une discussion un peu houleuse. On connaît, ça et bien d’autres choses. Généralement  on fait avec l’humiliation, parfois on répond, et notre réaction est considérée comme disproportionnée. Le plus souvent les remarques sexistes sont un bruit de fond quotidien que l’on préfère ignorer, ne pas voir, ne pas entendre pour en limiter l’impact. Plus une femme occupe un poste repérable dans une micro-structure et plus, elle y est exposée. Celles-ci proviennent des  hommes, mais également de certaines femmes. Soit qu’elles y voient un moyen d’entrer en connivence avec la gent masculine, soit que ce soit une manière d’entrer dans une dynamique de pouvoir ou mille autres explications.

Quoiqu’il en soit, que penser de médecins hospitaliers qui finissent par être surprises lorsqu’on daigne les appeler docteur, titre accordé à leurs collègues masculins. D’autant qu’au final, elles se reconnaissent trop exigeantes. Après tout, ce n’est pas si grave d’être appelées mademoiselle (plutôt que madame) au prétexte  qu’elles ne sont pas mariée. Au début, c’est gênant en réunion puis comme le reste, c’est un bruit de fond et on ne sait plus ce qui devrait être fait.  A la lumière des témoignages recueillis au cours de mes pérégrinations, je me demande dans quel sens vont évoluer les choses. Mais aujourd’hui, les articles des journaux et le soleil ne suffisent pas à me rendre optimiste.

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