Une Française enlevée au Yémen : pays au bord du gouffre


Une Française a été enlevée à Sanaa ce mardi 24 Février. Cette consultante âgée de 30 ans a été enlevée avec son accompagnatrice Yéménite alors qu’elle se déplaçait à bord d’un taxi dans la capitale du Yémen. Isabelle Prime, diplômée d’une école de commerce selon RTL, était installée au Yémen depuis un peu plus d’un an d’après Franceinfotv. Elle y exerçait comme consultante pour un projet de protection sociale, sous de la société Alaya Consulting Corporation. Isabelle Prime aurait du quitter le pays dans les jours à venir, selon le figaro. Cet enlèvement survient dans le contexte chaotique que connaît actuellement le Yémen et en est une nouvelle illustration. Pour le moment, l’enlèvement n’est pas revendiqué. Le Quai d’Orsay a indiqué que tous les services de l’état étaient mobilisés pour obtenir une libération rapide des otages, réitérant les mises en gardes ultérieures : « compte-tenu de la dégradation des conditions sécuritaires au Yémen, nous renouvelons avec insistance la recommandation faite il y a déjà deux semaines à tous nos compatriotes de quitter le pays ». La France comme nombre de pays occidentaux a d’ailleurs fermé son ambassade depuis deux semaines. L’insécurité vient d’une prise de pouvoir des milices chiites Houthis sur la capitale Yéménite, et ceci malgré une résolution de l’ONU adoptée le 15 Février 2014 les engageant à se retirer de Sanaa. Le président du Yémen Abd Rabbo Mansour Hadi a été contraint de fuir la capitale samedi dernier pour Aden, après avoir été retenu en otage plusieurs semaines par les milices à Sanaa.  Le contexte de carence de pouvoir institutionnel  permet aux rivalités confessionnelles de s’exprimer. Rappelons, en effet que le premier ministre a démissionné et que le parlement a été dissout fin janvier, le Président Mansour était lui aussi démissionnaire avant de se réfugier à Aden.. Le Yémen s’est donc retrouvé littéralement privé d’exécutif. La milice chiite a mis en place  une Haute Commission de sécurité pour s’assurer le contrôle du pays le 7 Février ce qui a suscité nombre de remous. Si la capitale est aux mains des milices et si certaines provinces leur sont acquises, ce n’est pas le cas de tous les territoires dont certains qualifient la prise de pouvoir de coup d’état. L’émergence d’un conflit entre sunnite et chiites, zaydites et militants d’Aqpa est maintenant une éventualité à envisager avec tous les risques de démembrement qu’il fait courir à cet état.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s