Les femmes et Baudelaire

Baudelaire n’a quasiment écrit que par et pour les femmes. De sa souffrance, de sa haine et de son dégoût sont nées ses plus belles œuvres. Il reste sur le papier, l’image de cette fascination morbide qu’avait Charles Baudelaire pour la gent féminine.
Comme une sorte d’impression argentique de celles dont il est venu, dont il a joui et dont il est finalement mort pour avoir contracté la syphilis.

Ironie du sort que ce destin crée, façonné   puis  brisé par celles qu’il estimait être  ses inférieures.

A moins que d’emblée,  il ait eu un peu peur de toutes ces femmes là, incapable alors de les aimer vraiment, se contentant de les percevoir comme d’étranges objets.

En triste sire, Baudelaire a laissé  sa mélancolie étreindre ses écrits.
La mort y côtoyait la fange dans le giron de ses prostituees vénérées. Le spleen l’a conduit  vers de putrides élucubrations dont la lubricité a amené  la censure. Il n’a  pourtant pas oublié de transformer les fières amazones qui le chevauchaient en squelette, mais rien n’y faisait dans les années 1800.
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Juste un peu d’eau salée

 

Un peu d’eau salée sur le coin des cils

Un peu d’eau salée s’est invitée

Elle n’était pas prévue

Mais elle est arrivée

Je n’ai pas compris

Je n’ai pas perçu pourquoi elle se présentait

Cette eau salée sur le coin des cils

Je l’ai sentie humide contre ma joue

Je l’ai sentie comme je sentais le froid

Ce froid étrange qui m’envahissait, m’engourdissait à mesure que le sol se rapprochait

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La compassion peut-être, mais l’authenticité avant tout

Douter, critiquer : conserver un espace de discernement 

Il faut parfois revenir aux sources . Et chez moi, les sources sont : le doute, la critique de ce « qui est censé être »et l’évitement absolu de toute forme de pensée unique.

Un chemin vers l’estime de soi et le discernement

Du coup, en ce moment…

Et bien en ce moment, j’ai des migraines à force d’entendre parler de bienveillance et de compassion.

Non que je sois contre le concept, bien au contraire.

De mon point de vue : le manque d’estime de soi générateur de comparaison à l’autre, de compétition, d’agressivité , de jugements acerbes envers soi et les autres sont autant de flétrissures qui croupissent l’air du temps. Et finalement ça finit par puer sévèrement tout ça.

A ce stade, je doute que parfumer l’ensemble à l’eau de rose ou à la bergamote améliore quoi que ce soit. Sauf à donner un côté un peu désuet à l’ensemble.
Le socle est trop vicié. Et lorsque les fondations d’une maison sont  rongées aux mites, ce n’est pas un simple glaçage à la meringue qui évite l’effondrement.

C’est bien trop superficiel, les mots peuvent être très superficiels. D’autant qu’ils ont parfois un goût inauthentique. Et c’est bien là que le bât blesse.

Lorsque l’inauthenticité s’en prend aux fondements mêmes de la compassion

Comprenons-nous bien : la bienveillance, la compassion, j’adore ça. Mais encore faut-il que l’affaire soit un minimum authentique.

Le concept est à la mode ça peut indisposer, mais d’un autre côté l’effet de groupe peut limiter le discernement et la critique conceptuelle.

Partons du principe qu’au niveau individuel bienveillance et compassion ont leur utilité. Elles permettent de s’accepter en tant qu’individu imparfait, et donc, d’accueillir  l’autre dans son entièreté, son altérité. On peut imaginer qu’elles puissent ainsi favoriser l’harmonie, la solidarité voire autoriser l’idée d’interdépendance. Ces éléments étant de nature à favoriser la paix si le contexte s’y prête pourquoi pas.

Il n’est déjà pas sûr qu’au plan géo politique le concept ne finisse pas par être contre productif. Mais ce n’est pas le sujet.

Pour en revenir à l’individu. Qu’advient-il de tout ce que nous venons d’envisager si la compassion est feinte. Si elle devient une simple stratégie (voire un modus operandi) pour un énergumène (plus ou moins malfaisant) qui aurait le souhait de « tordre » un groupe, de le  plier à sa volonté.

Et oui! Quoi de tel que la pression morale pour haranguer les foules. L’air de rien, l’individu faussement compassionnel peut induire des comportements chez autrui, générant des élans d’empathie, de compassion par effet de masse.

Comportements parfois totalement divergents de la voie que nous aurions choisie si nous n’avions pas croisé le malotru.

La compassion comme technique de manipulation

Des comme ça vous en avez déjà rencontré. Souvent dans le domaine politique, parfois ailleurs. Pensez aux « images  chocs » dans les journaux, aux pétitions bien senties sur de terribles sujets, aux « scandales«  partant d’un fait divers dont on fait une généralité, aux drames dont on fait une loi réductrice de liberté   …

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Rage

les émotions devraient être comme un bouquet de jonquilles : fraîches et palpables reconnues pour ce qu’elles sont, des fleurs éphémères 

Serrer les poings lorsque respirer devient difficile. Lorsque l’air devient lourd, tellement épais que nos poumons semblent le refuser. Tellement brûlant que notre trachée se rétracte, comme sous l’effet d’un étranglement.
Sensations qui nous deviennent étrangères de part leur puissance dévastatrice

Serrer les poings lorsqu’une rage sourde nous étreint. Comme pour résister à son impact ravageur, luttant pour ne pas se laisser emporter par les flots. Empêchant de toutes nos forces cette fureur de jaillir. Luttant et résistant, notre corps contracte chacun de ses muscles.

En combat contre lui-même, notre corps se pulvérise, ses chairs se dissolvent proche de l’autolyse. Il devient sourd à tout, n’entendant plus que le volcan qui entre en éruption a l’intérieur de lui.

Notre corps s’embrase, se consume. Il devient ce volcan de colère trop longtemps contenue, toujours contrôlée et maintenant enragée d’avoir été trop réprimée.

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Une page blanche

La page blanche est parfois difficile à combler, les mots ne viennent pas.
Ou alors, ils viennent trop, se bousculent et se heurtent.

Difficile alors de les ordonner.

Conformes à l’époque, ils se désagrègent, perdent de leur sens et forment des arabesques sans queue ni tête. Vague esquisse de texte.

Mais la page blanche est avide. Elle réclame sa part d’encre. Elle veut être nourrie et voir les lettres se coucher sur elle.

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